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Va-et-vient sans télérupteur : comment le domotiser ?

17 septembre 2026 9 min de lecture
Va-et-vient sans télérupteur : comment le domotiser ?
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur le va-et-vient sans télérupteur

  • Trois points de commande sans télérupteur passent par un permutateur placé entre deux va-et-vient.
  • Le permutateur reçoit quatre fils navettes, deux venant de chaque interrupteur va-et-vient.
  • Le schéma n° 4 du Fibaro Dimmer 2 garde inverseurs et permutateur, avec le retour sur l’entrée S1.
  • Le manuel Fibaro limite à 20 m la longueur des fils vers les interrupteurs.
  • Un volet roulant ne se branche pas sur ce circuit : Legrand rappelle l’exigence d’un circuit spécialisé.

5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 14 septembre 2026

01

Le permutateur croise

À chaque bascule, il inverse les deux navettes entre les deux inverseurs.

02

Phase et lampe aux extrémités

La phase arrive d’un côté, le retour lampe part de l’autre : le module doit trouver les deux.

Pour commander un même éclairage depuis trois endroits sans télérupteur, Legrand décrit un montage précis : deux interrupteurs va-et-vient aux extrémités, et un permutateur intercalé entre eux, raccordé aux quatre fils navettes. On le croise dans les cages d’escalier et les longs couloirs câblés sans tableau moderne. Domotiser ce va-et-vient sans télérupteur est faisable, à condition de savoir où arrivent la phase et le retour lampe. Je vous montre comment les repérer sans risque, puis les trois montages domotiques qui fonctionnent.

Comment fonctionne un va-et-vient sans télérupteur ?

Partez du va-et-vient simple. Selon Legrand, la phase, souvent rouge, arrive sur la borne L du premier interrupteur. Deux navettes, souvent orange, relient ses bornes 1 et 2 à celles du second interrupteur, dont la borne L renvoie le retour lampe, souvent violet, vers le luminaire. Chaque inverseur aiguille la phase vers une navette ou l’autre : la lampe s’allume quand les deux aiguillages tombent sur le même fil.

Le permutateur s’insère au milieu de ces navettes. Il reçoit deux fils venant du premier inverseur et deux fils partant vers le second. Dans une position, il laisse passer les navettes en ligne droite ; dans l’autre, il les croise. Chaque appui sur un des trois interrupteurs change donc l’état de la lampe. Pour un quatrième point, vous ajoutez un second permutateur en série sur les navettes, et ainsi de suite.

Points de commande Matériel classique Fils entre deux boîtes voisines Piste domotique
2 Deux inverseurs de va-et-vient Deux navettes Module côté lampe et bouton sans fil
3 Deux inverseurs et un permutateur Deux navettes Schéma n° 4 du Dimmer 2 ou boutons sans fil
4 et plus Deux inverseurs et plusieurs permutateurs Deux navettes Poussoirs en parallèle ou boutons sans fil
Au-delà, selon Legrand Poussoirs et télérupteur Ligne des poussoirs Télérupteur connecté ou module au tableau

La dernière ligne n’est pas une obligation. Legrand oriente vers le télérupteur quand les points se multiplient parce qu’il facilite l’ajout de commandes sans recâbler lourdement. Si vous gardez vos inverseurs et votre permutateur, rien ne l’interdit. À l’inverse, si un télérupteur existe déjà au tableau, votre circuit relève d’une autre méthode, celle qui consiste à remplacer le télérupteur par un télévariateur sans toucher aux boîtes.

Cable pour va et vient

Comment repérer les fils dans chaque boîte ?

Dans une cage d’escalier, les navettes portent souvent la même couleur. Il faut donc savoir quel fil va où avant de toucher au montage. Je fais ce repérage hors tension, avec un multimètre en mode continuité et une rallonge de fil provisoire, jamais à la main sur des fils sous tension.

La méthode tient en quatre gestes :

  • coupez le disjoncteur du circuit, vérifiez l’absence de tension au testeur dans les trois boîtes, et signalez au tableau qu’une intervention est en cours ;
  • dans la boîte du permutateur, repérez les deux paires : chaque paire mène à un inverseur, vérifiez-le à l’ohmmètre en shuntant provisoirement les deux fils à l’autre bout ;
  • dans les boîtes des inverseurs, le fil seul sur la borne L est soit la phase, soit le retour lampe : la phase repart vers le tableau, le retour lampe vers le luminaire ;
  • marquez chaque fil aux deux bouts avec un ruban adhésif numéroté, et photographiez les bornes avant de débrancher.

Vous obtenez une carte complète : où arrive la phase, où part le retour lampe, et le trajet des deux navettes. C’est cette carte qui dit si le module pourra se loger dans une boîte existante. Notez aussi le type exact de chaque mécanisme : un inverseur a trois bornes, un permutateur en a quatre pour les navettes, et un poussoir se reconnaît à son retour automatique, comme l’explique le guide des différents types d’interrupteurs.

⚠️ Les tutoriels qui font remettre le courant, navettes débranchées, pour chercher la phase au tournevis testeur exposent à des fils nus sous tension dans une boîte ouverte. Travaillez disjoncteur coupé et vérifié, repérez à l’ohmmètre, et si la cage d’escalier dessert plusieurs logements ou un tableau que vous ne maîtrisez pas, laissez la main à un électricien.

Quel montage domotique choisir ?

Garder les inverseurs et le permutateur

Le schéma n° 4 du manuel du Fibaro Dimmer 2 reprend un va-et-vient à trois points sans rien retirer. La borne Sx du module part vers le commun du premier inverseur. Les navettes font leur trajet habituel à travers le permutateur. Le commun du dernier inverseur revient sur l’entrée S1. Le module se règle alors en interrupteurs à bascule, avec le paramètre 20 sur 1.

La contrainte vient de l’emplacement. Le module a besoin, au même endroit, de la phase sur L, du retour lampe sur sa sortie, d’un fil vers le premier inverseur et d’un fil depuis le dernier. En pratique, ce montage se loge dans une boîte de dérivation accessible où tous les fils se rejoignent, ou demande un conducteur supplémentaire. Le manuel déconseille aussi de mélanger poussoirs et interrupteurs à bascule sur ce type de montage.

Deux précisions avant de vous lancer. Sans neutre, le Dimmer 2 se câble en montage deux fils, borne Sx pontée avec N, et ne pilote alors que des lampes dimmables. Avec un neutre disponible dans la boîte de dérivation, le montage trois fils accepte aussi des LED non dimmables, variation coupée.

Remplacer tout par des poussoirs

Le schéma n° 5 du même manuel branche des poussoirs en parallèle entre Sx et S1. Les deux navettes deviennent la ligne des poussoirs, et le permutateur disparaît. Le Sonoff ZBMINIL2 accepte le même principe, poussoirs en parallèle sur ses bornes S1 et S2, après passage en mode poussoir par trois appuis sur son bouton. Le point de blocage ne change pas : le module doit trouver la phase et le retour lampe dans sa boîte.

Le Dimmer 2 gagne ici la variation par appui maintenu, un confort réel dans un escalier la nuit. Les détails du montage deux fils et du bypass figurent dans le guide du schéma domotique en va-et-vient.

Un seul interrupteur câblé et des boutons sans fil

C’est la solution que je conseille le plus souvent, parce qu’elle ne demande aucun fil neuf. Le module prend place dans la boîte du dernier inverseur, celle du retour lampe. Une navette devient la phase : vous la raccordez à la phase dans la première boîte et la raccordez en continu dans la boîte du permutateur avec une borne à levier. La seconde navette s’isole aux deux bouts. Le retour lampe va sur la sortie du module, et l’interrupteur de cette boîte se câble sur ses entrées : entre Sx et S1 pour le Dimmer 2, entre S1 et S2 pour le ZBMINIL2. Le permutateur et le premier inverseur sortent du circuit, et leurs boîtes ne contiennent plus que des fils raccordés et isolés.

Les deux autres points reçoivent un bouton sans fil collé sur l’ancienne boîte, obturée par une plaque. Un Sonoff SNZB-01P en Zigbee fait l’affaire si votre box parle Zigbee.

💡 Choisissez le protocole des boutons sans fil d’après votre box, pas d’après le module. Un bouton Zigbee et un module Z-Wave peuvent cohabiter, mais chaque appui transite alors par une règle de la box : si elle redémarre, l’escalier est plongé dans le noir le temps qu’elle revienne. Avec un seul protocole, et une association directe quand vos appareils la proposent, la commande peut se passer de la box.

Combien de points de commande pouvez-vous ajouter ?

Sur un va-et-vient sans télérupteur en câblage classique, chaque point ajouté coûte un permutateur et un tronçon de navettes. Avec des poussoirs en parallèle, un point de plus se résume à deux fils repiqués sur la ligne. En domotique, un bouton sans fil ne coûte aucun fil du tout.

Le vrai plafond du montage filaire vient de la longueur. Le manuel Fibaro demande que les fils reliant le module à ses interrupteurs ne dépassent pas 20 m. Dans une cage d’escalier sur trois niveaux, la ligne des poussoirs atteint vite cette valeur : mesurez-la avant de choisir le filaire.

Côté radio, le Dimmer 2 peut aussi commander d’autres modules par association Z-Wave, jusqu’à 8 appareils par groupe selon son manuel. C’est pratique pour allumer le palier et l’entrée d’un seul appui, et le principe est détaillé dans l’article sur les groupes et associations Z-Wave.

📏 Mesurez la longueur réelle de la ligne des interrupteurs, montées et descentes dans les cloisons comprises, et comparez-la aux 20 m du manuel Fibaro. Au-delà, préférez des boutons sans fil pour les points les plus éloignés plutôt que de rallonger la ligne.

Peut-on brancher un volet roulant sur ce circuit lumière ?

Non. La tentation existe parce qu’un fil de phase passe dans chaque boîte de l’escalier. Legrand rappelle que la norme NF C 15-100 impose un circuit spécialisé pour les volets roulants électriques : câble de 2,5 mm², protection par un différentiel de type AC de 30 mA et disjoncteur d’au moins 16 A. Un circuit d’éclairage ne remplit pas ces conditions.

Vous pouvez en revanche piloter l’éclairage et les volets depuis les mêmes boutons sans fil, chacun sur son propre circuit, avec un micromodule dédié côté volet. Le choix de ce module se prépare avec le comparatif des micromodules pour volets roulants. Et si votre cage d’escalier dispose déjà d’un télérupteur au tableau, la méthode change complètement.

FAQ sur le va-et-vient sans télérupteur

Qu’est-ce qui distingue un télérupteur d’un va-et-vient ?

Le va-et-vient commute la lampe directement par ses inverseurs et ses navettes. Le télérupteur, installé au tableau selon Legrand, reçoit l’impulsion de poussoirs et commute lui-même la lampe.

Un poussoir peut-il prendre la place d’un inverseur de va-et-vient ?

Seulement si un récepteur lit les impulsions : télérupteur ou module comme le Fibaro Dimmer 2, dont le schéma n° 5 place les poussoirs en parallèle entre Sx et S1.

Comment se branche un va-et-vient simple ?

Selon Legrand : la phase sur la borne L du premier interrupteur, les deux navettes sur les bornes 1 et 2 des deux interrupteurs, le retour lampe sur la borne L du second.

Un va-et-vient à 3 interrupteurs est-il possible ?

Oui, avec un permutateur raccordé aux quatre navettes entre les deux va-et-vient, ou avec des poussoirs et un télérupteur, deux options que décrit Legrand.

Combien de points de commande sur votre éclairage ?

Points de commande : 3

Permutateurs en câblage classique : 1

Deux points : un va-et-vient simple. Domotisez-le avec un module côté lampe et un bouton sans fil.

Trois points : un permutateur. Gardez-le avec le schéma n° 4 du Dimmer 2 si les fils se rejoignent dans une boîte accessible, sinon passez aux boutons sans fil.

Quatre ou cinq points : plusieurs permutateurs et une ligne longue. Vérifiez la limite de 20 m, et envisagez des poussoirs en parallèle.

Six points et plus : poussoirs et télérupteur, ou module au tableau. Les boutons sans fil évitent de rallonger la ligne.

Schema electrique eclairage multiple

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