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Remplacer un télérupteur par un télévariateur : le câblage

14 septembre 2026 10 min de lecture
Remplacer un télérupteur par un télévariateur : le câblage
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir avant de remplacer un télérupteur par un télévariateur

  • Un télérupteur Legrand courant commute 16 A ; le télévariateur Shelly Pro Dimmer 1PM plafonne à 200 W.
  • Les poussoirs se gardent : leur fil de retour quitte la bobine pour l’entrée SW1 du module.
  • Seules des lampes dimmables varient ; sur le Fibaro Dimmer 2, le paramètre 32 force le tout ou rien.
  • Selon Legrand, le télérupteur se pose en aval du disjoncteur divisionnaire du circuit, comme son remplaçant.
  • Pour rester en tout ou rien, le Shelly Pro 2 accepte 16 A par voie.

5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 14 septembre 2026

01

Poussoirs conservés

Rien ne change dans les boîtes murales, tout se passe au tableau.

02

Puissance divisée

Un variateur accepte bien moins de watts qu’un télérupteur.

03

Lampes dimmables

Sans mention de variation sur l’ampoule, pilotez-la en tout ou rien.

Un télérupteur unipolaire du catalogue Legrand commute 16 A. Le télévariateur modulaire Shelly Pro Dimmer 1PM annonce 200 W sous 220 V, soit une intensité de sortie maximale de 0,85 A. Avant de remplacer un télérupteur par un télévariateur, comptez donc vos lampes et lisez leurs emballages. Le câblage, lui, se modifie au tableau, sans toucher aux boîtes murales. Je vous détaille les deux schémas, fil par fil, puis les cas où je conseille de garder le tout ou rien.

Peut-on remplacer un télérupteur par un télévariateur ?

Oui. Remplacer un télérupteur par un télévariateur compte même parmi les remplacements les plus propres en domotique. Le télérupteur et le télévariateur partagent la même logique : des boutons poussoirs envoient une impulsion, un appareil au tableau décide d’allumer ou d’éteindre. Le télévariateur ajoute la variation par appui maintenu. Vos poussoirs ne bougent pas.

Quatre conditions doivent pourtant être réunies :

  • la puissance totale des lampes entre dans la plage du variateur, bien plus étroite que celle d’un télérupteur ;
  • toutes les lampes du circuit sont dimmables, et de la même technologie ;
  • le neutre du circuit est disponible au tableau, ce qui est presque toujours le cas ;
  • le tableau offre assez de place sur le rail : comparez la largeur du module à celle du télérupteur.

Si l’une manque, vous avez deux sorties : réduire le nombre de lampes par circuit, ou garder la fonction télérupteur en la rendant connectée, sans variation. Le télérupteur connecté fait l’objet de la dernière partie.

Une précision sur les poussoirs eux-mêmes. Un télérupteur doit être associé à des boutons poussoirs, Legrand le rappelle, et un télévariateur suit la même logique d’impulsion. Si votre circuit utilise des interrupteurs à bascule, il ne s’agit pas d’un télérupteur mais d’un va-et-vient, et la méthode change : la différence est expliquée dans le guide des différents types d’interrupteurs.

Remplacer télérupteur par télévariateur

Comment est câblé votre télérupteur ?

Legrand décrit le télérupteur comme un appareil à deux circuits. Le premier est un contact de puissance, raccordé d’un côté à la phase et de l’autre au luminaire par le retour lampe. Le second est une bobine, reliée d’un côté aux poussoirs montés en parallèle, eux-mêmes branchés sur la phase, et de l’autre au neutre.

Chaque appui envoie la phase sur la bobine, qui fait basculer le contact. Au tableau, vous trouvez donc quatre fils autour du télérupteur :

Fil au tableau Sur le télérupteur Sur un télévariateur type Shelly Pro Dimmer 1PM Sur un télérupteur connecté type Shelly Pro 2
Phase sortie du disjoncteur Entrée du contact Borne L Borne L et entrée I1
Neutre du circuit Bobine, côté neutre Borne N Borne N
Retour des poussoirs Bobine, côté commande Entrée SW1 Entrée SW1
Retour lampe Sortie du contact Sortie O Sortie O1
Limite de charge annoncée 16 A pour le modèle Legrand cité 200 W de LED dimmables 16 A par voie, 25 A au total

Le télérupteur peut aussi être encastré dans une boîte de dérivation, une solution que Legrand présente comme pratique en rénovation quand le point lumineux est loin du tableau. Dans ce cas, les mêmes fils se retrouvent dans la boîte, et un module encastrable peut prendre la même place, à condition de respecter sa notice.

Regardez aussi la référence gravée sur l’appareil. Legrand vend des télérupteurs unipolaires et bipolaires en 16 A : un modèle bipolaire coupe la phase et le neutre, alors qu’un télévariateur modulaire ne commute que la phase. Si l’électricien d’origine a choisi le bipolaire pour un éclairage extérieur ou une pièce humide, parlez-en avec un professionnel avant de le remplacer.

Le repérage se fait disjoncteur coupé. Marquez chaque fil avec un morceau de ruban adhésif avant de le débrancher, en notant sa borne d’origine. C’est l’étape où une erreur coûte cher : un retour lampe raccordé par erreur sur le neutre crée un court-circuit franc dès le premier allumage.

⚠️ Travailler dans un tableau électrique expose aux bornes encore sous tension en amont des disjoncteurs divisionnaires. Coupez le disjoncteur général, vérifiez l’absence de tension au testeur sur chaque fil concerné, et si votre tableau est ancien ou mal repéré, confiez l’intervention à un électricien. Je ne fais aucune exception à cette règle, même pour un module qui se clipse en deux minutes.

Le câblage du télévariateur, fil par fil

Le schéma de base du Shelly Pro Dimmer 1PM, un télévariateur Wi-Fi et Ethernet au format rail DIN, reprend exactement les fils du télérupteur. Voici l’ordre que je suis, disjoncteur coupé :

Première étape, l’alimentation. La phase venant du disjoncteur du circuit arrive sur la borne L du module, le neutre du même circuit sur la borne N. Le module a besoin des deux pour fonctionner, contrairement aux micromodules sans neutre.

Deuxième étape, la commande. Le fil qui revenait des poussoirs vers la bobine se branche sur l’entrée SW1. Les poussoirs gardent leur alimentation par la phase, comme sur le schéma Legrand du télérupteur. Si vous disposez d’un deuxième circuit de poussoirs, l’entrée SW2 permet une commande à deux boutons, un pour monter, un pour baisser.

Troisième étape, la charge. Le retour lampe se raccorde sur la sortie O. Le fil qui amenait le neutre à la bobine peut alimenter la borne N, et aucun conducteur ne doit pendre dénudé dans le tableau.

Le module fonctionne en coupure en fin de phase, le mode indiqué par Shelly pour ce modèle. Il accepte les LED dimmables, l’incandescence et l’halogène jusqu’à 200 W, les lampes basse tension sur transfo ferromagnétique jusqu’à 200 VA et sur transfo électronique dimmable jusqu’à 200 W. Au-delà, sa protection contre la surpuissance intervient. Pour voir d’autres formats de ce type, la famille des modules rail DIN pour tableau électrique regroupe les références archivées.

Un mot sur les poussoirs lumineux. Legrand recommande de ne pas dépasser une quinzaine de points d’éclairage à voyant sur un télérupteur. Un module électronique lit ses entrées différemment d’une bobine : si vos poussoirs ont des voyants, vérifiez ce point dans la notice du module avant de refermer le tableau.

Les réglages après la pose

Une fois le module alimenté et relié à votre réseau, quatre réglages méritent votre attention. Les seuils Min/Max de luminosité recadrent la plage de variation : relevez le minimum si une LED scintille en bas de course. La vitesse de variation par appui maintenu se règle aussi, utile quand les poussoirs sont nombreux et que chacun les manipule à sa façon. Choisissez ensuite entre commande à un bouton, où l’appui maintenu monte puis descend, et commande à deux boutons sur SW1 et SW2. Enfin, les actions locales du module s’exécutent dans votre réseau Wi-Fi, sans dépendre d’internet, un point que je vérifie toujours avant de confier un éclairage de circulation à un appareil connecté.

Testez chaque poussoir du circuit, un par un, avant de refermer le capot du tableau. Un poussoir qui ne réagit pas signale presque toujours un fil de retour oublié sur l’ancienne borne de bobine, ou un bornier mal serré.

Quelles lampes supportent vraiment la variation ?

La lampe décide de tout. Une LED qui ne porte pas la mention de variation sur son emballage clignote, bourdonne ou refuse de descendre sous un certain niveau. Mon conseil tient en une phrase : dans le doute, considérez la lampe comme non dimmable.

Le manuel du Fibaro Dimmer 2, micromodule variateur cité par l’ancienne version de cette page, pose deux règles utiles quel que soit le module. Ne mélangez jamais deux types de lampes sur un même circuit. Et ne branchez pas plus d’un transfo en sortie. Pour des LED non dimmables, ce module passe en tout ou rien avec le paramètre 32 réglé sur 1, en montage avec neutre.

Les tubes fluorescents posent un cas à part. Le manuel Fibaro n’accepte que les tubes et lampes fluocompactes à ballast électronique, et seulement sans variation, tandis que la liste de charges du Shelly Pro Dimmer 1PM ne les mentionne pas. Pour un garage ou une cave en tubes, gardez un télérupteur, classique ou connecté, et oubliez la variation.

Le titre historique de cette page parlait de LED jusqu’à 55 W et de lampes à filament jusqu’à 230 W. Ces valeurs correspondaient à un module Z-Wave de l’époque. Les télévariateurs modulaires actuels affichent d’autres plages, et chaque fiche technique fait foi. Relevez la puissance réelle de vos lampes plutôt qu’une valeur d’emballage arrondie.

💡 Remplacez une seule ampoule par une LED dimmable de la même famille, puis testez la variation complète, du minimum au maximum, avant de changer tout le circuit. Si la lampe scintille en bas de course, relevez le niveau minimum dans les réglages du module plutôt que de conclure trop vite à une incompatibilité.

Et si vous gardiez le tout ou rien ?

Pour un couloir éclairé par dix spots non dimmables, ou un garage en tubes, la variation n’apporte rien. Un télérupteur connecté garde le calibre élevé et ajoute la commande à distance, les horaires et les scénarios.

Le Shelly Pro 2 en est un exemple au format rail DIN. Son schéma : la phase sur L et sur l’entrée de relais I1, le neutre sur N, le retour lampe sur la sortie O1, le retour des poussoirs sur SW1. Il pilote deux circuits indépendants, à 25 A au total, et ses contacts sont libres de potentiel, ce qui autorise aussi la commande d’un contacteur.

Le choix entre Wi-Fi et Z-Wave suit votre box, jamais l’inverse. Je préfère une seule box et un seul protocole pour toute la maison, même si le module idéal existe dans une autre technologie. Un module Wi-Fi posé seul dans un tableau Z-Wave vous oblige à une application de plus, et c’est précisément ce que la domotique devait vous éviter. Faites aussi le compte du prix réel : le module, plus l’heure d’électricien si vous ne touchez pas au tableau vous-même.

Dernier cas, fréquent en rénovation : un va-et-vient à trois interrupteurs câblé sans télérupteur. Il ne se traite pas au tableau, puisqu’aucun télérupteur n’y existe, et la méthode figure dans le guide du va-et-vient multiple sans télérupteur.

FAQ sur le remplacement d’un télérupteur par un télévariateur

Peut-on brancher un variateur mural en plus d’un télérupteur ?

Non, ce montage n’a pas de sens : le télérupteur doit être associé à des poussoirs selon Legrand. Pour faire varier depuis ces poussoirs, le télévariateur prend la place du télérupteur au tableau.

Un télérupteur peut-il laisser place à un simple interrupteur ?

Oui si un seul point de commande subsiste : l’interrupteur coupe alors directement le retour lampe. Legrand réserve le télérupteur aux circuits de plus de 2 points de commande.

Les boutons poussoirs sont-ils obligatoires avec un télérupteur ?

Oui. Legrand précise que le télérupteur doit être associé à des boutons poussoirs, simples, doubles ou avec voyant lumineux.

Quelle puissance de lampes sur un télévariateur modulaire ?

Elle dépend du modèle : le Shelly Pro Dimmer 1PM annonce 200 W de LED dimmables sous 220 V, contre 16 A pour un télérupteur Legrand courant.

Telerupteur domotique

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