Comment domotiser un chauffage électrique sans fil pilote ?
Ce qu’il faut savoir sur le chauffage sans fil pilote
- Un radiateur ancien sans fil pilote se commande en marche ou arrêt, par un relais sur son alimentation.
- Un micromodule comme le Shelly Plus 1PM coupe jusqu’à 16 A en courant alternatif.
- Le thermostat Heatit Z-TRM6 accepte 3 600 W en charge résistive, contacteur conseillé au-delà de 13 A.
- Le thermostat générique de Home Assistant démarre par défaut à 0,3 °C sous la consigne.
- Le mode temporel de Jeedom travaille sur des cycles de 30 à 60 minutes.
5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 14 septembre 2026
Un seul ordre
Sans fil pilote, le radiateur chauffe quand il reçoit du courant, et c’est tout.
Un relais par zone
Le relais coupe l’alimentation, le thermostat décide quand.
La sonde au bon endroit
Loin du radiateur et du soleil, à hauteur d’homme.
La bonne régulation
Hystérésis pour un convecteur, cycles pour ce qui garde la chaleur.
Un convecteur sans fil pilote ne connaît que deux états : sous tension, il chauffe selon sa molette ; hors tension, il s’arrête. Toute la domotique d’un chauffage sans fil pilote tient donc dans un relais placé sur son alimentation et dans un thermostat qui décide quand le fermer. Je vous explique comment choisir ce relais, quelle régulation régler et ce que je confie à un électricien.
Comment piloter un radiateur sans fil pilote ?
Commencez par regarder la sortie de câble. Un radiateur ancien, un sèche-serviettes basique ou un plancher chauffant électrique n’arrivent souvent qu’avec la phase, le neutre et la terre. Legrand le résume simplement : un radiateur ancien ne possède probablement pas de fil pilote, mais on peut quand même l’allumer, l’éteindre et le programmer à distance.
Le geste tient en une phrase : vous intercalez un micromodule relais entre l’arrivée de courant et le radiateur, puis vous tournez la molette du radiateur un cran au-dessus de la température la plus haute que vous voudrez atteindre. Le radiateur chauffe tant que le relais est fermé, la domotique coupe quand la pièce est à température.
Tout se câble disjoncteur coupé, après avoir vérifié l’absence de tension au testeur. Si la boîte d’encastrement est pleine ou si les fils sont d’origine, je vous conseille franchement d’appeler un électricien.

Thermostat mural ou thermostat virtuel ?
Deux familles se partagent le terrain, et votre choix dépend surtout de la présence d’une box. Le thermostat mural se pose dans une boîte d’encastrement standard. Le Heatit Z-TRM6 embarque son propre relais, une sonde d’ambiance, deux entrées pour sondes externes dont une de sol, et règle en hystérésis ou en cycles. Il peut aussi commander jusqu’à 10 relais externes par association directe Z-Wave, sans passer par la box.
Le thermostat virtuel, lui, sépare les rôles : une sonde de température dans la pièce, un relais derrière le radiateur, et la box qui calcule. Un couple courant associe une sonde Zigbee à un Shelly Plus 1PM, qui mesure en plus la consommation. Home Assistant le fait avec son intégration Generic Thermostat, limitée à un interrupteur par entité ; Jeedom avec son plugin Thermostat, qui gère aussi les fenêtres ouvertes et les pannes de sonde.
| Critère | Thermostat mural | Thermostat virtuel |
|---|---|---|
| Si la box tombe en panne | Continue de réguler seul | Plus de régulation |
| Câblage | Boîte d’encastrement et fil jusqu’au radiateur | Relais près du radiateur, sonde sur piles |
| Plusieurs radiateurs | Par associations ou contacteur | Un relais par radiateur ou par groupe |
| Réglages fins | Ceux prévus par le fabricant | Fenêtres, présence, météo, scénarios |
Mon arbitrage : sans box, ou dans une salle de bains où je veux une régulation qui ne dépend de rien, je pose un thermostat mural. Si vous avez déjà une box et plusieurs pièces, le virtuel coûte moins de matériel et s’intègre à vos scénarios. Le comparatif des box domotiques vous aidera à trancher si vous n’en avez pas encore.
✅ Posez la sonde d’un thermostat virtuel à environ un mètre cinquante du sol, sur un mur intérieur, loin du radiateur et de la fenêtre. Une sonde au soleil ou au-dessus du convecteur coupe le chauffage alors que la pièce est encore froide.
Quelle puissance le relais doit-il supporter ?
Faites le calcul avant d’acheter : l’intensité vaut la puissance divisée par la tension. Un radiateur de 1 000 W tire environ 4,3 A sous 230 V, un 2 000 W environ 8,7 A, un 3 000 W autour de 13 A.
- Un seul radiateur jusqu’à 2 000 W : un micromodule 16 A suffit, le Shelly Plus 1PM accepte les appareils de chauffage.
- Plusieurs radiateurs sur un même relais : additionnez les puissances, puis gardez de la marge.
- Plancher chauffant électrique ou charge proche de 13 A : un contacteur au tableau, commandé par le module.
Pour ce dernier cas, les modules rail DIN pour tableau électrique évitent de cacher un relais chargé dans une boîte murale. Intervenir dans le tableau, en revanche, je le laisse à un électricien.
⚠️ Heatit indique que son thermostat supporte 16 A, mais recommande un contacteur dès que la charge dépasse 13 A. Un relais utilisé en permanence à sa limite chauffe, et c’est l’erreur la plus fréquente sur les planchers chauffants.

Hystérésis ou cycles : quelle régulation régler ?
L’hystérésis allume sous la consigne et coupe au-dessus. Home Assistant donne l’exemple d’une consigne à 25 °C avec une tolérance de 0,5 : le chauffage démarre sous 24,5 °C. Pour un convecteur qui chauffe vite une petite pièce, vous n’avez pas besoin de plus.
Le mode temporel de Jeedom calcule plutôt un pourcentage de chauffe sur chaque cycle, en tenant compte de l’écart avec la température extérieure. Il exige une sonde intérieure et une mesure extérieure, que le plugin Météo peut fournir. Je le réserve aux radiateurs à inertie et au plancher chauffant, qui dépassent la consigne en hystérésis.
💡 Dans Home Assistant, réglez une durée minimale de cycle avec l’option min_cycle_duration. Le relais cesse de claquer toutes les deux minutes autour de la consigne, et votre module vit plus longtemps.
Un dernier contrôle vous évitera du travail inutile : si un fil noir ou gris sort de votre radiateur, il a sans doute un fil pilote, et mieux vaut piloter ses fils pilotes que couper son alimentation. Pour situer ce montage parmi les autres installations, la page sur le contrôle du chauffage en domotique fait le tour des cas.
Quel montage pour votre chauffage sans fil pilote ?
Un micromodule 16 A derrière le radiateur et une sonde dans la pièce. Régulation par hystérésis, molette du radiateur réglée un cran au-dessus de la consigne maximale.
Additionnez les puissances. Sous 13 A, un relais par groupe convient ; au-delà, un contacteur au tableau posé par un électricien.
Un thermostat mural avec sonde de sol, ou un contacteur au tableau commandé par la box. Régulation par cycles, pour limiter les dépassements.
Votre radiateur a probablement un fil pilote. Pilotez-le par ce fil plutôt que par son alimentation : vous gardez ses modes Éco et Hors gel.
FAQ sur le chauffage sans fil pilote
Peut-on programmer un vieux convecteur sans fil pilote ?
Oui, en coupant et rétablissant son alimentation par un relais commandé. Legrand le confirme pour sa sortie de câble Céliane with Netatmo : marche, arrêt, programmation horaire et mesure de consommation.
Quel thermostat sans fil choisir pour un radiateur électrique ?
Sans box, un thermostat mural à relais intégré comme le Heatit Z-TRM6. Avec une box, une sonde sur piles et un relais suffisent, la box jouant le rôle de thermostat.
Un micromodule supporte-t-il un radiateur de 2 000 W ?
Oui si son relais est donné pour 16 A : 2 000 W sous 230 V donnent environ 8,7 A. Au-delà de 13 A, prévoyez un contacteur.
Le chauffage continue-t-il si la box tombe en panne ?
Avec un thermostat mural, oui, il régule seul. Avec un thermostat virtuel, non : Jeedom propose des actions de défaillance, par exemple repasser le chauffage dans un état sûr.


